À propos
Depuis son ouverture en 1975, l’Institut français de Fukuoka est resté fidèle à sa vocation d’être un pont entre la France et le Kyushu. A ce titre, il a su établir une relation d’amitié forte et féconde avec ses différents publics et partenaires dans une ville parmi les plus belles de tout l’archipel ! Il a également pu poser les bases de son excellence dans le domaine de l’enseignement du français langue étrangère. Dans nos locaux confortables et fonctionnels, nos professeurs, quel que soit votre âge ou vos attentes, montreront la plus grande exigence à vous faire progresser dans une atmosphère studieuse mais toujours chaleureuse. Pour cela, ils vous proposeront une gamme régulièrement renouvelée de cours, de séminaires ou d’ateliers à suivre sur place ou même en ligne si vous ne pouvez pas venir jusqu’à nous.
L’institut, c’est aussi une belle médiathèque et des événements de janvier à décembre : rencontres d’écrivains, conférences, débat d’idées, concerts, cinéma, expositions, dégustations… tout est prévu pour que vous puissiez prolonger votre apprentissage de la langue et élargir vos horizons culturels.
L’institut français du Kyushu, en un mot, c’est une équipe dévouée et toujours souriante, au service de votre réussite et de votre épanouissement !
L’Institut
français du Kyushu, un demi-siècle de dialogue franco-japonais
Les débuts
de l’Institut français du Kyushu ont pu être retracés grâce aux précieux
témoignages d’anciennes collaboratrices ayant exercé au sein de l’établissement
durant ses premières années, Mme Masako Hashimoto et Mme Miya Fujishima, ainsi
que grâce à l’apport de M. Fuyutake Takato, président de la Société
franco-japonaise de Fukuoka, et de son épouse, Mme Hélène de Groote,
professeure émérite à l’université de Fukuoka. Toutes les voix que nous n’avons
pu entendre demeurent présentes à travers leur contribution passée, dont le
souvenir a nourri notre travail de recherche sur l’histoire de l’établissement.
Fukuoka,
1975-2025 : Né d’un
élan partagé entre passion et diplomatie culturelle, l’Institut français du
Kyushu célèbre cette année cinquante ans d’engagement au service du dialogue
entre la France et le Japon.
D’un
ciné-club dynamique…
Au milieu des
années 1970, à l’Université du Kyushu, Christian Tonani, jeune lecteur de
français, anime un ciné-club qui attire professeurs, étudiants et passionnés de
culture française. De cette dynamique naît l’idée d’un lieu où la France
pourrait s’incarner au quotidien, à Fukuoka.
L’Ambassade
de France au Japon qui saisit tout le potentiel du projet, apporte son appui
institutionnel et logistique, et favorise la création du futur centre culturel.
… à la
naissance d’un Institut français
En
décembre 1974, un comité franco-japonais se constitue, rassemblant professeurs,
écrivains, personnalités locales et membres éminents de la société
franco-japonaise de Fukuoka. Leur ambition : créer un lieu d’enseignement.
Sous la
direction de Christian Tonani, l’Institut français du Kyushu ouvre ses portes
en 1975.
Les
premières années d’engagement collectif
Les premiers
locaux, installés dans la Michel Design School - une ancienne école de
couture - offrent au jeune Institut, pendant ses premiers mois, un espace
simple mais empreint de convivialité.
À partir des
années 1980, conférences, expositions, colloques, concerts et initiatives
artistiques se multiplient, consacrant durablement l’Institut comme un acteur
essentiel de la vie culturelle du Kyushu.
Après
plusieurs déménagements, en 2002, il trouve son écrin actuel dans le quartier
de Daimyō, au sein d’un élégant bâtiment appartenant à la maison Fukusaya,
célèbre entreprise de castellas dont le soutien fidèle accompagne encore
aujourd’hui ses activités.
Des femmes
et des hommes de bonne volonté au cœur de l’aventure
Dès les
débuts, des personnalités engagées façonnent la vitalité de l’Institut : femmes
et hommes recrutés localement assurent la gestion, la communication et
l’organisation des activités culturelles. Leur engagement tisse l’âme de
l’établissement.
Aux côtés de
ces figures dévouées, les directeurs successifs envoyés par le Ministère
français des Affaires étrangères, parmi eux le poète Jean Pérol et
l’écrivain Michel Louyot, insufflent leur vision stratégique et leur
sensibilité. Tous contribuent, chacun à leur manière, à faire de ce lieu un
espace de rencontre et de dialogue.
Une
ouverture durable sur le monde
En 1982,
l’Institut joue un rôle essentiel dans le jumelage entre Fukuoka et Bordeaux,
scellant une coopération culturelle et universitaire appelée à se renforcer.
D’hier à
aujourd’hui, au fil des décennies, grâce au soutien de personnalités locales,
parmi lesquelles Naoyuki Suenaga, bienfaiteur fidèle et premier consul
honoraire de France à Fukuoka, l’Institut a déployé ses ailes, accueillant des
figures majeures de la vie française : Michel Foucault, Nathalie Baye,
Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Danièle Mitterrand, Jacques Chaban
Delmas, Alain Juppé, Emmanuel Todd, Dominique Méda, Édouard Louis, Ivan Jablonka
et tant d’autres. Chacune de ces rencontres enrichit le dialogue entre la
France contemporaine et le Japon.
Le succès des
classes de langue ne s’est en outre jamais démenti : depuis 1975, plus de
30 000 élèves ont franchi les portes de l’Institut. Portés par l’amour de la
langue française, tous célèbrent ici la richesse et la subtilité de son
apprentissage. Grâce à un enseignement animé par des professeurs passionnés, se
transmet un véritable art de vivre à la française : l’élégance du verbe, le
plaisir de penser, la curiosité culturelle, l’ouverture d’esprit et le goût du
dialogue.
Ainsi, cours
après cours, génération après génération, le français demeure à Fukuoka une
langue de partage, porteuse d’amitiés durables et d’innombrables découvertes.
Un
héritage vivant et tourné vers l’avenir
L’Institut
français du Kyushu incarne depuis cinquante ans la vitalité du dialogue
franco-japonais, fondé sur la curiosité, la création et l’échange. Porté par la
passion de ses équipes et la confiance de ses partenaires, il a su, année après
année, faire vivre l’amitié entre nos deux pays. Cet anniversaire, tout en
célébrant un ancrage historique d’un demi-siècle dans le Kyushu, nous invite
non seulement à renouveler ce partenariat, mais aussi à le réinventer. Car dans
un monde dont le rythme s’accélère et les contours se redessinent, il nous
revient d’en trouver le sens avec l’audace de la transformation et l’évidence
d’un avenir commun.
Mathieu Fournet, Directeur général de
l’Institut français du Japon