Léon DURY

Stèle en hommage à Léon DURY (1822-1891), acteur du rapprochement entre la France et le Japon

Léon Dury embarque à Marseille en tant que médecin, arrive à Edo (aujourd’hui Tokyo) en 1862, avant d’être nommé vice-consul de France à Nagasaki.

Lors des nombreuses années qu’il passe au Japon, il contribue de manière significative au développement du français, en participant à l’enseignement de la langue à Nagasaki et à Tokyo, ainsi qu’à la direction d’une école de français à Kyoto.

C’est aussi lui qui, en 1867, accompagne la délégation japonaise à Paris pour la première participation du pays à une Exposition universelle.

Profondément attaché à Kyoto, dont l’économie souffre du transfert de la capitale à Tokyo, il recommande au préfet d’envoyer de jeunes Japonais étudier en France pour leur permettre, à leur retour, d’intégrer les savoirs français aux arts et techniques de la capitale millénaire. Les huit Japonais avec lesquels il débarque à Marseille en janvier 1878 se consacrent à l’apprentissage du français puis de leur spécialité (teinture, céramique, sériciculture, mines, machinerie, etc.). Parmi eux figure Katsutaro Inabata, spécialiste de la teinture moderne, personnage clé dans la création de l’Institut franco-japonais du Kansai (buste à proximité).

En 1885, le gouvernement japonais décore Léon Dury de l’Ordre du Soleil levant, et en 1888 il le nomme consul honoraire du Japon à Marseille, pour les liens qu’il tisse constamment entre le Japon et la France.

C’est aussi par gratitude pour sa contribution au développement culturel, intellectuel et industriel du pays que d’anciens élèves et admirateurs font ériger cette stèle, au temple Nanzen-ji, en 1899 ‒ plus tard transférée dans le jardin de l’Institut.

Texte original de la stèle rédigée par Yasutsugu Shigeno, célèbre historien et spécialiste des lettres chinoises.